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Réforme S21 : ce qui va changer pour la prime à l'autoconsommation en 2026 (Var, 06, 13)

Avis favorable de la CRE le 22 mai 2026 : fin de la vente en totalité, suppression de la prime et tarif de rachat du surplus à 11 €/MWh. Ce qui va changer pour le photovoltaïque dans le Var, les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône.

Maxence CEO ADSOLAR
02.06.2026
Réforme S21 2026 : fin de la prime à l'autoconsommation

Le 22 mai 2026, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a rendu un avis favorable sur le projet d'arrêté qui modifie le dispositif S21 « Bâtiment ». Trois changements majeurs sont actés : la fin de la vente en totalité, la suppression de la prime à l'investissement et un tarif de rachat du surplus divisé par quatre, fixé à 11 €/MWh.

Pourquoi maintenant ? Parce que le guichet ouvert — ce mécanisme qui permet à n'importe quel projet répondant aux critères de bénéficier automatiquement du tarif d'achat — a tellement bien fonctionné qu'il a dépassé tous ses objectifs. La cible fixée par la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE2) pour le segment 9-100 kWc tournait autour de 92 MW par trimestre. Au troisième trimestre 2025, ce sont 291 MW qui ont été demandés. Trois fois la cible. Conséquence directe : un dépassement de l'enveloppe de la Contribution au service public de l'électricité (CSPE) qui finance ces dispositifs.

La CRE a un mandat clair : préserver la neutralité financière du soutien aux énergies renouvelables. Quand le rythme de déploiement explose la trajectoire budgétaire, deux leviers existent : baisser les tarifs, ou réorienter les usages. La réforme S21 fait les deux à la fois, en poussant le marché vers l'autoconsommation — moins coûteuse pour les finances publiques, plus utile au réseau.

⚠️ Projet d'arrêté imminentL'avis favorable de la CRE est une étape décisive avant la publication au Journal officiel. Les projets dont la demande de raccordement est déjà déposée restent soumis aux règles en vigueur au moment du dépôt. Le calendrier compte.

Chez ADSolar, entreprise familiale installée en PACA depuis 2005, on vous explique simplement ce qui va se passer, qui est concerné dans le Var (83), les Alpes-Maritimes (06) et les Bouches-du-Rhône (13), et pourquoi cette réforme ne signe pas la fin du solaire — bien au contraire.

Nous installons des centrales photovoltaïques sur des toits provençaux depuis vingt ans. Nous avons connu les tarifs d'achat à 60 c€/kWh du début des années 2010, l'effondrement post-moratoire, la montée en puissance de l'autoconsommation à partir de 2017, et aujourd'hui la fin programmée d'un cycle. Notre lecture est concrète, ancrée dans les chantiers que nous menons toutes les semaines entre Marseille, Aix, Toulon, Hyères, Fréjus, Cannes et Nice.

L'essentielÀ retenir en 30 secondes
  • Vente en totalité (9-100 kW) : supprimée. La prime à l'investissement aussi.
  • Tarif de rachat du surplus : 11 €/MWh sur tout le 0-100 kW, versé si prix spot positif.
  • Le modèle pivote vers l'autoconsommation.
  • Impact concentré sur le 36-100 kWc : 70 à 80 % en injection totale entre 2023 et 2026.

Ce que la CRE vient de valider le 22 mai 2026

Le guichet ouvert a connu un succès bien supérieur aux objectifs. La CRE relève 291 MW de demandes sur le segment 9-100 kWc au 3e trimestre 2025, pour une cible réglementaire de seulement 92,25 MW — trois fois l'objectif.

Ce dépassement n'est pas un accident. Il résulte d'un effet « rush » bien documenté : les installateurs, anticipant un durcissement du cadre, ont accéléré la signature des dossiers. Les particuliers et les PME, sentant la fin d'un dispositif favorable, ont fait basculer leur décision d'achat. Et les développeurs de projets ont multiplié les demandes de raccordement pour sécuriser le tarif en vigueur. Résultat : un mur de 291 MW à instruire pour un seul trimestre, alors que la PPE prévoyait 369 MW pour toute l'année.

Cette dynamique a deux effets directs sur les finances publiques. Premier effet : la CSPE, qui compense la différence entre le tarif d'achat garanti et le prix de marché, voit son enveloppe gonfler. Deuxième effet : à mesure que le parc installé grandit, les heures de production solaire se concentrent sur les mêmes plages horaires, ce qui tire les prix spot vers le bas — voire les fait tomber en négatif au printemps. Vendre l'électricité solaire à 40-47 €/MWh quand elle vaut parfois 5 €/MWh sur le marché coûte cher au contribuable.

La CRE, dont le mandat principal est d'assurer la neutralité économique des dispositifs de soutien, a donc validé un texte qui rétablit l'équilibre. Pour y parvenir, l'arrêté repose sur trois piliers, désormais entérinés par la délibération du 22 mai : interdiction de la vente en totalité, suppression de la prime à l'investissement, baisse du tarif de rachat du surplus à 11 €/MWh.

Pour bien mesurer l'ampleur du virage, un peu d'histoire. La prime à l'autoconsommation, instaurée en 2017, démarrait à 390 €/kWc pour les installations de 3 kWc. Elle a été abaissée à 380, puis 370, puis 280 €/kWc au fil des trimestres. En 2023, elle tournait encore autour de 380 €/kWc. Début 2026, on est à environ 80 €/kWc — moins du quart de la valeur initiale. La suppression annoncée n'est donc pas une rupture brutale, c'est l'aboutissement d'une décroissance lente, plus une étape qu'un séisme.

Avant / Après : ce que change l'arrêté S21 modifié

Segment 0-100 kWc · Délibération CRE du 22 mai 2026

ÉlémentAujourd'huiAvec la réforme
Vente en totalité 9-100 kWPossibleSupprimée
Prime à l'investissement≈ 80 €/kWcSupprimée
Tarif rachat du surplus40 à 47 €/MWh11 €/MWh
Condition de versementSans conditionSi prix spot ≥ 0
Logique du dispositifVente au réseauAutoconsommation

La chronologie de la réforme S21

Mars 2025 · Premier signal

Vente en totalité supprimée pour le 0-9 kWc

Le segment résidentiel pur passe en autoconsommation obligatoire.

22 mai 2026 · Avis CRE

Avis favorable sur le projet d'arrêté

Validation des trois piliers : fin vente totale 9-100 kW, suppression prime, tarif 11 €/MWh.

À venir · Publication JO

Publication de l'arrêté modificatif

La date d'entrée en vigueur dépend de la décision finale du gouvernement.

Après entrée en vigueur

Nouveau modèle : autoconsommation + stockage

Application aux nouvelles demandes de raccordement.

Pilier 1 : la fin de la vente en totalité

Jusqu'ici, un producteur pouvait choisir d'injecter toute sa production sur le réseau et de la vendre à EDF Obligation d'Achat. Ce modèle, déjà supprimé pour 0 à 9 kW, va l'être aussi pour le segment 9-100 kW. Le nouveau cadre pousse à consommer sa propre électricité.

Le modèle « vente en totalité » trouve son origine dans l'arrêté tarifaire de 2017, qui voulait simplifier la vie des petits producteurs : on installe, on revend l'intégralité, on perçoit un revenu mensuel garanti pendant 20 ans. Simple sur le papier, mais avec un effet pervers : il transforme une toiture en actif financier, déconnecté de l'usage réel du bâtiment qui le porte.

Pourquoi ce modèle perd-il son sens économique ? Parce que les heures de production solaire — entre 10h et 16h en été — sont aussi celles où le réseau est le plus saturé. Le pic photovoltaïque national peut dépasser 15 GW à la mi-journée, soit l'équivalent de quinze réacteurs nucléaires injectés simultanément. Quand l'offre dépasse la demande, le prix de gros chute. Acheter cette électricité 47 €/MWh pour la revendre 5 ou 10 €/MWh devient économiquement absurde.

Pour les développeurs de projets, le signal est clair : il faut basculer vers des modèles où la production est consommée localement, soit par le propriétaire du bâtiment (autoconsommation individuelle), soit par un acheteur dédié via un contrat d'achat d'énergie (Power Purchase Agreement ou PPA), soit par plusieurs consommateurs raccordés sur le même réseau de distribution (autoconsommation collective). Les trois schémas ont en commun de valoriser l'électricité là où elle est produite, à l'instant où elle est produite.

Pilier 2 : la suppression de la prime à l'investissement

La prime à l'autoconsommation — de l'ordre de 80 €/kWc pour les petites puissances début 2026 — serait supprimée. Pour un particulier en 6 kWc, c'est environ 480 € qui disparaîtraient du plan de financement.

Replaçons ce chiffre dans son contexte historique. La prime a été créée en 2017 à 390 €/kWc. Au 1er semestre 2020, elle était encore à 380 €/kWc. Début 2022, autour de 380 €/kWc. Mi-2023, 370 €/kWc. Au quatrième trimestre 2024, 220 €/kWc. Au premier trimestre 2025, autour de 100 €/kWc. Et début 2026, environ 80 €/kWc. La trajectoire descendante était engagée depuis longtemps ; sa disparition ne fait que clore une dégressivité programmée.

Concrètement, sur une installation 6 kWc à partir de 11 500 €, perdre 480 € de prime représente moins de 5 % du coût total. C'est gênant pour le plan de financement, mais ce n'est pas un facteur déterminant du retour sur investissement. Le ROI dépend infiniment plus du taux d'autoconsommation et du prix de l'électricité achetée au fournisseur que de cette aide ponctuelle. Sur une simulation type avec 65 % d'autoconsommation et un kWh à 25 c€, la perte de 480 € allonge le ROI d'environ 6 à 8 mois — pas plus.

L'effet sur le plan de financement type reste néanmoins à anticiper : prêt à taux zéro éco-PTZ, financement bancaire classique, autofinancement. Les outils d'aide changent mais la TVA réduite à 5,5 %, applicable aux installations résidentielles raccordées par un professionnel RGE, reste en place. C'est elle, et non la prime, qui constitue aujourd'hui le principal avantage fiscal pour un particulier.

Pilier 3 : le tarif de rachat du surplus divisé par quatre

Le tarif de rachat du surplus passerait de 40 à 47 €/MWh aujourd'hui à 11 €/MWh, sur l'ensemble du 0-100 kW. Versé uniquement si le prix spot est positif.

D'où vient ce chiffre de 11 €/MWh ? D'un calcul de neutralité CSPE. La CRE l'a fixé à un niveau correspondant approximativement à la moyenne pondérée des prix spot constatés aux heures solaires sur les douze derniers mois, ajustée pour tenir compte des heures où ce prix est négatif (et donc où l'obligation d'achat ne s'applique pas). Le tarif n'est plus une subvention : c'est une indemnisation à coût quasi nul pour la collectivité.

La France n'est pas isolée dans cette trajectoire. La Belgique flamande a supprimé son tarif de rachat injection en 2021 et imposé un compteur communiquant à tous les autoproducteurs. Les Pays-Bas ont voté en 2024 la fin progressive du « salderingsregeling » qui valorisait le surplus au prix de détail jusqu'en 2027. L'Allemagne a aligné son tarif d'injection sur les prix de marché pour les nouvelles installations. La direction est partout la même : transférer la valeur de la revente vers l'autoconsommation.

Le surplus injecté reste indemnisé, mais sa rémunération suit désormais une logique de marché. Le mécanisme est simple : si à l'heure où vos panneaux injectent, le prix spot sur EPEX est positif ou nul, vous touchez 11 €/MWh. Si le prix est négatif — ce qui arrive de plus en plus souvent les dimanches ensoleillés de printemps, quand la demande est faible et la production éolienne et solaire forte — vous ne touchez rien. Ce dispositif évite l'aberration économique de financer une production qui aggrave un déséquilibre déjà coûteux.

Pourquoi un tarif fixe plutôt qu'un tarif dynamique heure par heure ? Parce que les compteurs communiquants Linky enregistrent bien la courbe de charge, mais que la facturation différenciée par tranche horaire pour de petits producteurs nécessite des développements informatiques côté gestionnaire de réseau et fournisseurs qui ne seront pas opérationnels avant 2028. La CRE a choisi la lisibilité contre la sophistication : un tarif fixe, simple à comprendre pour un particulier, simple à mettre en œuvre côté Enedis et EDF OA.

11 €/MWh

le nouveau tarif de rachat du surplus, contre 40 à 47 €/MWh aujourd'hui

💡 Bon à savoir — pourquoi un tarif fixe ?La CRE a écarté l'idée d'un tarif indexé sur les prix de marché : les compteurs en courbe de charge et les développements informatiques nécessaires ne sont pas prêts avant deux ans. Un tarif fixe simple et lisible est jugé plus adapté au marché des petites installations.

Qui est vraiment concerné en PACA ? Surtout le 36-100 kWc

L'impact se concentrera sur la tranche 36-100 kW, où la vente en totalité reste très présente. Entre 2023 et 2026, 70 à 80 % des demandes sur ce segment concernaient des projets en injection totale. Ce sont donc les bâtiments agricoles, les hangars, les toitures de PME et les ombrières de parking — très répandus dans le Var, les Bouches-du-Rhône et l'arrière-pays niçois.

Concrètement, dans nos zones d'intervention quotidienne — Toulon, Marseille, Nice, Aix-en-Provence, Cannes, Antibes, Hyères, Fréjus, La Ciotat, Aubagne, mais aussi Draguignan, Brignoles, Grasse, Manosque, Salon-de-Provence — la cartographie des projets impactés ressemble à ceci : les bâtiments agricoles du haut-Var et de la vallée du Rhône, les zones d'activités industrielles des Bouches-du-Rhône, les centres commerciaux et leurs parkings du littoral, les hangars logistiques de l'arrière-pays. Tous ces bâtiments ont en commun d'avoir, jusqu'ici, été équipés en injection totale par défaut.

Cas concret 1 — Hangar agricole varois 50 kWc. Un viticulteur en AOC près de Brignoles avait projeté 50 kWc en vente totale, simulation à 5 200 € de revenu annuel. Avec le nouveau cadre, ce même projet pivote en autoconsommation : ses pompes d'irrigation, ses chambres froides à raisin et son atelier de vinification consomment 35 000 kWh par an, dont la moitié en journée. Couplé à un dispositif d'autoconsommation collective avec deux exploitations voisines, le projet redevient viable — et plus stable que la vente totale.

Cas concret 2 — Ombrière de parking PME marseillaise. Une PME mécanique d'Aubagne envisageait 80 kWc en ombrière sur son parking. Modèle vente totale, ROI 9 ans. En basculant en autoconsommation pour alimenter son atelier (compresseurs, ponts élévateurs, bornes de recharge VE pour la flotte) et en valorisant le surplus via un contrat batterie virtuelle, le projet atteint 6-7 ans de ROI, tout en supprimant une part substantielle de la facture d'électricité (qui pesait 18 000 €/an).

Cas concret 3 — Toiture industrielle à La Ciotat. Un site industriel implanté à La Ciotat dispose d'une toiture-terrasse de 1 200 m². Le projet initial visait 100 kWc en injection totale. Le redimensionnement en autoconsommation sur 90 kWc, calibré sur la courbe de charge réelle du site (process diurne, climatisation l'été), atteint un taux d'autoconso de 78 % et un ROI proche de 5 ans.

Ces trois exemples partagent une caractéristique commune : la consommation locale est diurne, calée sur les heures solaires. C'est la situation idéale pour pivoter vers l'autoconsommation. La PACA, avec ses 2 800 à 2 900 heures d'ensoleillement annuel (contre 1 700 en moyenne nationale), reste l'un des meilleurs gisements solaires d'Europe. Le prix de l'électricité résidentiel y tourne autour de 25 c€/kWh TTC en option de base, et le climat doux limite les besoins de chauffage en hiver — ce qui rend la consommation annuelle bien répartie. Trois facteurs qui font du sud-est la région la plus favorable au pivot de modèle imposé par la réforme.

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ADSolar en PACA depuis 2005

Installateur RGE QualiPV dans tout le Var (83), les Alpes-Maritimes (06) et les Bouches-du-Rhône (13).

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Vers de nouveaux modèles : autoconsommation, stockage et collectif

La CRE assume : cette réforme est « une étape vers un marché davantage porté par des offres privées ». Le développement futur du petit photovoltaïque passera par des solutions intégrées, qui combinent production, consommation et stockage.

L'autoconsommation collective (ACC) est l'une des pistes les plus prometteuses. Le principe : plusieurs consommateurs raccordés sur le même réseau public de distribution, situés dans un périmètre de 2 km (étendu à 20 km dans les zones rurales), partagent l'électricité produite par une ou plusieurs installations. Juridiquement, l'opération est portée par une personne morale organisatrice — souvent une association, une coopérative ou une SAS dédiée — qui contractualise avec Enedis pour la répartition entre producteur(s) et consommateur(s).

En PACA, plusieurs configurations s'y prêtent particulièrement bien. Les copropriétés marseillaises avec toiture exploitable peuvent fournir leurs parties communes et un volet de leurs résidents. Les zones d'activité d'Aubagne, La Penne-sur-Huveaune ou Toulon-Est permettent de mutualiser une grande toiture industrielle entre plusieurs PME voisines. Les communes rurales du haut-Var peuvent organiser une opération ACC entre une exploitation agricole productrice, la salle des fêtes municipale et quelques foyers volontaires. La législation, assouplie en 2023, autorise désormais des montages très flexibles.

L'évolution attendue d'ici 2027-2030 va dans plusieurs directions parallèles : généralisation des onduleurs hybrides avec batterie intégrée pour le résidentiel, déploiement massif de l'ACC dans les territoires, multiplication des contrats de fourniture solaire directe (PPA) pour les sites industriels, et émergence de communautés d'énergie locales soutenues par les régions et les EPCI. L'État, via la PPE3 attendue, devrait fixer le cadre de cette nouvelle phase.

Le stockage — virtuel ou physique — devient la pierre angulaire de ces nouveaux modèles. Nous y consacrons une analyse complète dans notre tribune sur la rentabilité après la réforme S21, dont le lien apparaît plus bas dans cet article. Pour résumer en une phrase : valoriser un kWh à 25 c€ via l'autoconsommation différée a infiniment plus de sens que de le revendre à 1,1 c€.

On installe en PACA depuis 20 ans. La fin de la prime ? On l'a vue venir. Le vrai sujet, c'est que nos clients de 2026 achètent du solaire pour ne plus payer leur électricité, pas pour la revendre. La réforme valide ce que nous conseillions déjà.

AD

L'équipe ADSolar

Entreprise familiale en PACA · RGE QualiPV depuis 2005

Nos installations photovoltaïques en PACA

Prix indicatifs TTC après aides · Année 2026

PuissanceProfil idéalPrix indicatif
3 kWcPetit foyer, appointà partir de 6 500 €
6 kWc ★ RecommandéFoyer + véhicule électriqueà partir de 11 500 €
9 kWcGrande maison, 2 véhiculesà partir de 13 990 €

Le solaire reste-t-il rentable sans la prime ?

Notre tribune sur la batterie virtuelle, les batteries physiques et la rentabilité réelle.

Lire notre analyse de la rentabilité

Quand la réforme entre-t-elle en vigueur ?

Il s'agit d'un projet d'arrêté ayant reçu l'avis favorable de la CRE le 22 mai 2026. La publication au Journal officiel et la date d'application dépendent désormais du gouvernement. Historiquement, ces textes s'appliquent aux demandes de raccordement déposées après leur entrée en vigueur.

Le calendrier législatif typique d'un arrêté tarifaire suit plusieurs étapes : avis CRE (étape franchie), rédaction définitive du projet par la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC), arbitrage interministériel (Économie, Énergie, Agriculture pour les bâtiments agricoles), passage en Conseil supérieur de l'énergie (avis consultatif), signature ministérielle, publication au Journal officiel. Entre l'avis CRE et la publication, on observe en général un délai de deux à quatre mois.

Notre estimation, fondée sur le calendrier des précédentes réformes tarifaires : publication au JO probablement entre l'été 2026 et la rentrée de septembre, application aux nouvelles demandes de raccordement déposées après la date de publication. Les projets dont la demande de raccordement est déjà déposée auprès d'Enedis, et dont la file d'attente progresse normalement, restent soumis au cadre tarifaire en vigueur au moment du dépôt — c'est le principe de la cristallisation tarifaire qui s'applique au guichet ouvert.

Conseil pratique pour les particuliers et professionnels du Var, des Alpes-Maritimes et des Bouches-du-Rhône qui ont un projet en réflexion : si votre dimensionnement est déjà arrêté et que votre installateur est prêt, il y a un intérêt réel à déposer la demande de raccordement Enedis avant la publication de l'arrêté. Cela vous garantit la prime actuelle (environ 80 €/kWc pour le 3 kWc) et le tarif de rachat à 40-47 €/MWh sur les 20 ans du contrat d'achat. Pour un 6 kWc, c'est jusqu'à 480 € de prime + un revenu de revente sensiblement supérieur sur la durée. Notre équipe ADSolar peut vous accompagner sur le montage du dossier dans des délais très courts.

✅ Bonne nouvelleLes projets dont la demande de raccordement est déjà déposée conservent le cadre actuel (prime + tarif 40-47 €/MWh). Une vraie fenêtre pour les particuliers et les pros qui hésitent depuis quelques mois.

Notre lecture chez ADSolar

Cette réforme tourne une page : celle du solaire « financier », pensé pour revendre au réseau. Elle en ouvre une autre, plus saine à nos yeux : celle du solaire utile, dimensionné pour couvrir vos besoins réels. En PACA, chaque kWh consommé chez vous vaut bien plus que le tarif de revente.

Vingt ans d'expérience sur les toits provençaux nous ont appris une chose simple : les régimes tarifaires changent, les fournisseurs changent, les technologies évoluent, mais une bonne installation est d'abord une installation conçue pour le bâtiment qui la porte. Quand on a démarré ADSolar en 2005, le tarif d'achat était l'argument principal de vente. Quand l'autoconsommation est devenue éligible aux primes en 2017, nous avons rapidement orienté nos clients vers ce modèle, parce qu'il était plus stable et moins dépendant des aléas réglementaires. Aujourd'hui la réforme S21 ne nous prend pas par surprise — elle valide ce que nous installons depuis huit ans.

Notre approche tient en trois principes. Premier principe : dimensionner sur la consommation réelle, pas sur la surface de toit. Un foyer qui consomme 4 500 kWh/an n'a pas besoin de 9 kWc, sauf à projeter un véhicule électrique ou une pompe à chaleur dans les deux ans. Deuxième principe : maximiser le taux d'autoconsommation par le pilotage des charges — ballon d'eau chaude piloté, recharge VE programmée, climatisation pré-refroidie en milieu de journée. Troisième principe : envisager le stockage seulement quand l'autoconsommation directe a été poussée à son maximum. Trop de projets ajoutent une batterie pour compenser un mauvais dimensionnement initial.

Cette réforme valide notre philosophie : un projet solaire n'est rentable que s'il s'inscrit dans la vie réelle de ceux qui l'habitent ou l'exploitent. Le particulier qui voit ses panneaux comme un actif financier va être déçu. Celui qui les voit comme une infrastructure qui réduit sa dépendance à un fournisseur et à un prix du kWh promis à la hausse va continuer à gagner — beaucoup. Idem pour les artisans, les agriculteurs, les PME : c'est l'usage qui crée la valeur.

Notre conseil pratique pour 2026 : si vous êtes particulier en PACA, dimensionnez autour de 6 kWc si vous avez un véhicule électrique ou un projet de VE, autour de 3 à 4 kWc sinon. Privilégiez un onduleur compatible stockage (même si vous n'ajoutez la batterie que dans deux ans), un système de pilotage intelligent des charges, et un installateur RGE QualiPV qui maîtrise les démarches Enedis et Consuel. Si vous êtes en projet 36-100 kWc, faites étudier sérieusement l'option autoconsommation collective avec vos voisins et l'option PPA. Et dans tous les cas : faites simuler la rentabilité sur des hypothèses prudentes de prix de l'électricité — pas sur les revenus de revente du modèle ancien.

Questions fréquentes

La prime à l'autoconsommation est-elle déjà supprimée ?+

Non. La suppression est prévue par un projet d'arrêté qui a reçu l'avis favorable de la CRE le 22 mai 2026, mais qui doit encore être publié par le gouvernement.

À combien tombe le tarif de rachat du surplus ?+

À 11 €/MWh (1,1 c€/kWh) sur tout le segment 0-100 kW, contre 40 à 47 €/MWh aujourd'hui, et uniquement si le prix spot est positif ou nul.

Le photovoltaïque reste-t-il rentable dans le Var, le 06 et le 13 ?+

Oui. La rentabilité se déplace vers l'autoconsommation. Avec l'ensoleillement PACA et un prix de l'électricité autour de 25 c€/kWh, l'électricité autoconsommée reste très valorisée.

Qui est le plus impacté par la réforme S21 ?+

Surtout les installations 36-100 kWc (hangars, toitures de PME, ombrières), où 70 à 80 % des projets étaient en vente totale.

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