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Solaire
7 min

Fin de la prime à l'autoconsommation : le solaire reste-t-il rentable en 2026 ?

Prime supprimée, surplus à 11 €/MWh : votre solaire reste-t-il rentable ? Notre tribune sur l'autoconsommation, la batterie virtuelle et le stockage, pour les particuliers et le semi-pro 36-100 kWc.

Maxence CEO ADSOLAR
02.06.2026
Le solaire reste rentable en 2026 — tribune ADSolar

Tribune ADSolar. La réforme du dispositif S21, validée par l'avis favorable de la CRE le 22 mai 2026, fait beaucoup parler : suppression de la prime, fin de la vente en totalité, et tarif de rachat du surplus écrasé à 11 €/MWh. À lire certains commentaires, le photovoltaïque serait « fini ». Nous ne partageons pas du tout ce diagnostic.

À chaque évolution réglementaire majeure du secteur, on entend la même petite musique : le solaire est mort, l'éolien est mort, plus rien n'est rentable. C'était déjà le cas en 2010 avec le moratoire qui a divisé par trois les tarifs d'achat. C'était le cas en 2017 quand le tarif d'achat « guichet ouvert » a remplacé les appels d'offres pour le résidentiel. C'était le cas en mars 2025 quand la vente totale a été supprimée pour le 0-9 kWc. À chaque fois, le marché s'est adapté, et à chaque fois ceux qui avaient pivoté avant les autres ont gagné.

Notre rôle de professionnel installé en Provence depuis vingt ans, ce n'est pas de répéter les peurs ambiantes. C'est de regarder froidement ce qui change, ce qui ne change pas, et de dire honnêtement ce que ça veut dire pour un foyer du Var, un commerçant de Marseille ou un viticulteur des Bouches-du-Rhône.

⚠️ Le surplus ne paie quasiment plusRevendre 1 kWh au réseau ne rapportera plus que 1,1 c€. Stocker ce même kWh et le réutiliser chez vous, en revanche, vous évite 25 c€ d'achat. 20 fois plus de valeur. C'est le nouveau calcul.

Notre conviction, après vingt ans d'installations dans le Var, les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône : la rentabilité du solaire ne baisse pas, elle change de nature. Elle ne repose plus sur ce que vous vendez au réseau, mais sur ce que vous cessez d'acheter à votre fournisseur.

L'essentielÀ retenir en 30 secondes
  • Prime supprimée, surplus racheté à 11 €/MWh.
  • Le solaire reste très rentable en PACA : ~25 c€ économisés par kWh autoconsommé.
  • La batterie virtuelle devient le levier numéro un : jusqu'à 80 % de réduction de facture.
  • Les projets 36-100 kWc doivent pivoter de la vente totale vers l'autoconsommation.

Ce que la réforme change vraiment

Rappelons l'essentiel (le détail complet est dans notre article sur la réforme S21) : la prime à l'autoconsommation disparaît, la vente en totalité est supprimée sur le segment 9-100 kW, et le surplus n'est plus racheté qu'à 11 €/MWh, soit 1,1 c€/kWh — et seulement quand le prix spot est positif.

Recadrons le débat : la rentabilité d'une installation solaire, ce n'est pas le tarif de revente. Ça ne l'a jamais vraiment été, même au temps des tarifs à 60 c€/kWh, parce qu'on payait déjà l'équipement plus cher en contrepartie. La rentabilité, c'est l'économie totale que vous générez sur la durée — économies sur les achats au fournisseur, plus éventuels revenus de revente, moins les coûts d'investissement et de maintenance. Et dans cette équation, la variable qui pèse le plus n'est ni la prime, ni le tarif de revente : c'est le prix de l'électricité achetée.

Or, ce prix monte, et il monte vite. En 2020, le tarif réglementé EDF base tournait autour de 17 c€/kWh TTC. En 2026, on est à environ 25 c€/kWh TTC en option base, parfois plus selon les fournisseurs alternatifs et les pics tarifaires. La hausse atteint donc 47 % en six ans. Les analyses sectorielles (RTE, Commission européenne, opérateurs privés) convergent vers une projection de 30 c€/kWh TTC à horizon 2030, sous l'effet combiné du renouvellement du parc nucléaire, des coûts d'adaptation du réseau aux énergies renouvelables, et de la fin du bouclier tarifaire qui maintenait les prix artificiellement bas.

Conclusion logique : valoriser son autoconsommation n'a jamais été aussi pertinent. Chaque kWh produit et consommé chez soi, c'est un kWh qu'on ne paie pas 25 c€ aujourd'hui et qu'on ne paiera pas 30 c€ demain. La revente, elle, ne servira plus qu'à indemniser symboliquement les surplus non valorisés. Le centre de gravité du modèle économique bascule définitivement.

La conclusion logique n'est donc pas « le solaire ne vaut plus le coup ». Elle est : il faut consommer son électricité au lieu de la vendre.

Particuliers : l'autoconsommation, plus rentable que jamais

En PACA, le kilowattheure acheté à votre fournisseur coûte environ 25 c€/kWh en heures pleines. Chaque kWh produit par vos panneaux et consommé chez vous, c'est donc 25 c€ d'économie réelle. À l'inverse, ce même kWh revendu au réseau ne rapportera plus que 1,1 c€.

L'enjeu pour un particulier, c'est donc d'aligner sa consommation sur sa production. Pour ça, il faut connaître l'anatomie d'une journée type en PACA. Le matin (7h-9h), pic de consommation : douches, petit-déjeuner, départ. La production solaire est encore faible. Milieu de journée (10h-16h), creux de consommation (la maison se vide, sauf le frigo et la veille des appareils) mais pic de production. Soirée (18h-22h), gros pic de consommation : cuisson, télévision, éclairage, recharge des appareils, climatisation l'été. La production solaire est terminée. C'est ce décalage que l'autoconsommation directe doit combler.

La bonne nouvelle, c'est que la vie d'un foyer provençal génère plusieurs charges naturellement diurnes qu'on peut maximiser. Effet piscine : la pompe de filtration tourne 6 à 10 heures par jour en saison (juin à septembre), idéalement programmée entre 10h et 17h — exactement les heures solaires. Une piscine de taille moyenne avec sa pompe et son traitement consomme entre 1 500 et 2 500 kWh/an. Tout ça peut basculer en autoconsommation directe.

Effet climatisation : juillet-août, le pic d'utilisation est l'après-midi (14h-18h), qui chevauche largement la production solaire. Une clim de 3,5 kW utilisée 4 heures par jour pendant deux mois consomme environ 800 kWh — autoconsommables à 90 %. Mieux encore : on peut pré-refroidir la maison entre 12h et 15h quand la production solaire bat son plein, puis réduire la consigne en fin d'après-midi.

Effet véhicule électrique : un VE moyen consomme 2 500 à 4 000 kWh/an. Une recharge programmée la journée (week-end, télétravail, retraites) absorbe une part énorme de la production solaire. Une borne de 7,4 kW pendant 4 heures, c'est 30 kWh injectés dans la voiture — souvent plus que la production d'une journée d'hiver, l'équivalent d'une bonne demi-journée d'été.

Effet ballon d'eau chaude piloté : un ballon thermodynamique de 200 L consomme 800 à 1 200 kWh/an. Le faire chauffer entre 11h et 15h plutôt qu'en heures creuses la nuit transforme cette consommation en autoconsommation pure. C'est l'un des leviers les moins chers à mettre en place (200 à 400 € pour un kit de pilotage type Cozytouch, Aterno ou interface Linky).

Exemple chiffré complet — Famille de 4 à Hyères. Installation 6 kWc, production annuelle ~9 000 kWh. Consommation annuelle 4 500 kWh. Avec piscine, ballon piloté et VE programmé en journée le week-end, taux d'autoconsommation atteint 65 %, soit environ 2 925 kWh consommés directement. Économie directe : 2 925 × 0,25 € = ~ 730 €/an. Surplus injecté : ~ 6 075 kWh, valorisé à 1,1 c€ = 67 €. Si ce surplus passe par une batterie virtuelle, valorisation à ~ 80 % du prix de détail soit ~ 20 c€ = ~ 1 215 €/an. Économie totale potentielle : ~ 1 945 €/an avec batterie virtuelle, ~ 800 €/an sans.

Comment maximiser ? Trois leviers : dimensionner la puissance sur la consommation réelle (un 6 kWc n'a de sens que si vous avez un VE ou une piscine, sinon 3-4 kWc suffisent), piloter intelligemment les charges flexibles (ballon, VE, piscine, lave-linge), ajouter une solution de stockage (virtuelle ou physique) pour valoriser le surplus inévitable.

Que vaut 1 kWh produit par vos panneaux ?

Après la réforme S21 · PACA, électricité ~25 c€/kWh

Usage du kWhValeurCommentaire
Autoconsommé chez vous ★ Le bon réflexe~ 25 c€Autant que vous ne payez plus à votre fournisseur
Stocké puis consommé le soir~ 25 c€Vous réutilisez votre surplus au lieu de le brader
Revendu au réseau (surplus)1,1 c€Nouveau tarif S21 : 11 €/MWh, si prix spot ≥ 0

Investissement

14 500 €

après aides, 6 kWc

Économie / an

~ 1 380 €

autoconso + revente

Retour sur invest.

~ 8 ans

en PACA, bien dimensionné

La batterie virtuelle : l'alternative qui devient incontournable

Au lieu de revendre votre surplus à 1,1 c€/kWh, vous le « déposez » sur un compte d'énergie virtuel. Ce surplus vous est ensuite restitué quand vous en avez besoin — le soir, la nuit, en hiver — sans avoir à racheter d'électricité.

Le principe technique mérite d'être expliqué. Vous restez raccordé à Enedis et fourni par un fournisseur d'électricité partenaire (qui joue le rôle d'agrégateur). Quand vous injectez du surplus, ce volume est comptabilisé sur un compte d'énergie virtuel à votre nom. Quand vous tirez du réseau (le soir, la nuit, par mauvais temps), votre fournisseur déduit cette consommation du solde de votre compte. Vous ne payez plus que la part d'énergie qui dépasse votre stock virtuel, plus les taxes et l'abonnement réseau (TURPE).

Plusieurs acteurs proposent ce type d'offre en France : MyLight Systems (MySmartBattery, l'un des pionniers), Urban Solar Energy, EDF avec son offre Mon Soleil et Moi, et quelques fournisseurs alternatifs régionaux. Chacun a ses spécificités contractuelles : volume maximum stocké, durée de conservation du surplus (souvent 12 mois), conditions de sortie du contrat, taxes répercutées. Nous restons factuels et ne recommandons pas un acteur en particulier — le bon choix dépend de votre profil et de votre fournisseur actuel.

Le coût mensuel typique se situe entre 15 et 30 €/mois selon le volume injecté annuellement et l'offre choisie. Sur un foyer qui injecte 2 000 kWh de surplus par an, voici le calcul ROI : revente classique = 2 000 × 0,011 = 22 €/an. Batterie virtuelle = 2 000 kWh restitués à ~ 0,20 € (le prix de détail moins les taxes et CSPE incompressibles) = ~ 400 € de valeur, moins l'abonnement de 240-360 €/an = gain net 40 à 160 €/an. Sur des volumes plus importants (4 000-6 000 kWh injectés), le gain devient nettement plus intéressant : 300 à 700 €/an de différentiel par rapport à la revente classique.

Quelles sont les limites ? Il faut comprendre que la CSPE, le TURPE de soutirage et la TVA restent dus sur chaque kWh restitué. Donc 1 kWh « stocké » virtuellement ne vaut pas 25 c€ à la sortie, mais plutôt 18-22 c€ après déduction des taxes incompressibles. La structure tarifaire évolue d'ailleurs : la fiscalité du dispositif est revue régulièrement par la DGEC, et certains acteurs ajustent leurs abonnements en conséquence. Lisez bien votre contrat avant de signer.

À qui ça convient particulièrement ? Aux foyers qui ont un surplus important (généralement parce qu'ils sont peu présents en journée ou qu'ils ont une installation surdimensionnée) et une capacité limitée d'autoconsommation directe. Aux familles qui veulent éviter l'investissement dans une batterie physique mais maximiser la valorisation. Aux propriétaires de résidences secondaires en PACA, qui produisent fort en été mais consomment surtout pendant les vacances. Aux télétravailleurs qui ne sont pas toujours là en journée. À l'inverse, si vous autoconsommez déjà 70-80 % de votre production, le gain marginal d'une batterie virtuelle est limité.

jusqu'à 80 %

de réduction sur votre facture d'électricité avec la batterie virtuelle

Avec la fin de la vente totale, la batterie virtuelle prend tout son sens : elle transforme un surplus quasi sans valeur en électricité « gratuite » différée. On détaille tout dans notre guide complet de la batterie virtuelle.

Comprendre toute la réforme S21

Le détail des trois piliers et l'impact sur le segment 36-100 kWc.

Lire l'article sur la réforme S21

Les batteries physiques : autonomie et indépendance

L'autre option, complémentaire, c'est le stockage physique. Vous stockez en journée l'énergie produite, et vous la consommez le soir. Les prix des batteries s'effondrent et les systèmes intégrés (onduleur hybride + batterie) deviennent la norme. La batterie physique apporte ce que la virtuelle n'offre pas : l'autonomie réelle, y compris en cas de coupure.

Le marché du stockage résidentiel a connu une révolution silencieuse. Le prix au kWh utile d'une batterie Lithium-ion a chuté de plus de 80 % en dix ans, passant d'environ 1 200 € à 200-300 € le kWh utile installé (hors pose). Cette baisse s'explique par l'industrialisation massive portée par le marché automobile et l'arrivée à maturité de la chimie LFP, plus stable et plus durable que les anciennes NMC.

Les capacités courantes en résidentiel s'étagent de 3 à 15 kWh. Pour un foyer 6 kWc, le dimensionnement classique se situe autour de 5 à 10 kWh utiles, calibré pour absorber le pic du soir (cuisine, télé, éclairage, climatisation résiduelle) sans surdimensionner — un point important parce qu'au-delà d'un certain seuil, chaque kWh supplémentaire de batterie est utilisé moins souvent et amortit moins bien.

Côté technologie, deux familles dominent. La LFP (Lithium Fer Phosphate) : chimie la plus stable thermiquement, durée de vie de 6 000 à 10 000 cycles (15-20 ans à un cycle par jour), pas de cobalt, recyclage simplifié. C'est le standard actuel pour le résidentiel. La NMC (Nickel Manganèse Cobalt) : densité énergétique plus élevée (moins encombrante) mais durée de vie plus courte et risques thermiques plus élevés. Pour une installation domestique en PACA, où la place n'est généralement pas un problème, le LFP s'impose.

Côté équipements, les onduleurs hybrides (qui pilotent à la fois la production solaire, la batterie et la maison) sont devenus la norme. Citons par souci d'information les principaux acteurs disponibles : Huawei LUNA 2000 avec son onduleur SUN2000 (modulaire 5-15 kWh), SolarEdge et sa gamme StorEdge, Atmoce, Enphase IQ Battery, Sungrow, BYD Battery-Box. Chacun a ses garanties, son écosystème d'optimiseurs et son application de monitoring. Le bon choix dépend de la configuration de votre toit (ombrages, micro-onduleurs vs onduleur central), de votre besoin de pilotage des charges et de votre budget.

Cas d'usage en PACA : le pic du soir (climatisation résiduelle, ballon non piloté, cuisine, télévision, éclairage, recharge des smartphones et tablettes) est parfaitement adressé par une batterie de 5 à 10 kWh. C'est typiquement entre 18h et 23h que les foyers consomment 2 à 4 kWh — exactement ce qu'une batterie stockée dans la journée peut restituer. La nuit (sommeil), seuls les frigos et la veille des appareils tirent du courant (200-400 Wh sur 8 heures), ce que la batterie absorbe sans effort.

L'autre intérêt, souvent sous-estimé, c'est l'autonomie en cas de coupure réseau. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, les épisodes méditerranéens d'octobre-novembre génèrent régulièrement des coupures de plusieurs heures, parfois plusieurs jours dans les zones d'arrière-pays (Maures, Esterel, vallées de la Roya et du Var). Une batterie 10 kWh avec fonction backup permet de tenir 12 à 24 heures sur les usages essentiels (frigo, congélateur, éclairage, box internet, recharge téléphones). Pour les familles qui ont vécu plusieurs jours sans électricité en novembre 2019 ou en septembre 2023, cet argument pèse autant que la rentabilité.

Côté retour sur investissement : une batterie 5 kWh à 4 000-5 000 € (pose comprise) amortit son surcoût en 8 à 10 ans par les économies générées sur le pic du soir. Sa durée de vie utile dépasse 15 ans en LFP, donc elle continue à générer de la valeur après amortissement. Pour les foyers qui valorisent aussi l'autonomie en cas de coupure, le calcul devient nettement favorable.

Surplus : revendre, ou stocker ?Comparatif après la réforme S21
CritèreRevente (11€/MWh)Batterie virtuelleBatterie physique
Valeur du kWh excédentaire~1,1 c€~25 c€ (différé)~25 c€ (le soir)
Investissement matérielAucunAucun (abonnement)Coût en baisse
Autonomie en cas de coupure Non Non Oui
Pertinence après la réformeMarginaleTrès forte ★Forte

Économie annuelle moyenne

1 380 €

pour une installation 6 kWc avec batterie virtuelle en PACA

Semi-pro 36-100 kWc : le modèle à repenser, pas à abandonner

C'est le segment le plus secoué par la réforme : la CRE estime qu'entre 2023 et 2026, 70 à 80 % des projets 36-100 kWc étaient en injection totale. Pour ces installations — hangars agricoles, toitures de PME, ombrières de parking, bâtiments artisanaux — vendre toute la production au réseau n'est plus une option viable.

Mais la demande d'énergie de ces sites est énorme, et souvent diurne. C'est le profil idéal pour l'autoconsommation. Encore faut-il connaître ses propres consommations et savoir les piloter, ce qui suppose un travail de diagnostic préalable que beaucoup d'installateurs ne font pas assez sérieusement.

Regardons les profils sectoriels les plus représentés en PACA. Agriculture viticole et arboricole : caves coopératives du Var (Bandol, Cassis, Côtes de Provence), exploitations arboricoles des Bouches-du-Rhône (poiriers, abricotiers, oliveraies), maraîchage sous serre. PME industrielles : mécanique, agroalimentaire, plasturgie, logistique, principalement réparties autour des zones d'activités d'Aix, Aubagne, Toulon-Est, Marseille-Nord. Commerce : supermarchés, centres commerciaux, magasins de bricolage. Tertiaire : sièges sociaux, bureaux, centres médicaux. Ombrières : parkings d'entreprises, centres commerciaux, écoles et lycées dans le cadre des nouvelles obligations légales (parkings de plus de 1 500 m²).

Cas concret 1 — Viticulteur AOC Bandol. Domaine de 18 hectares avec cave de vinification, hangar 80 kWc projeté. Modèle initial : injection totale, revenu de 7 200 €/an. Modèle pivoté : autoconsommation pour la climatisation des cuves (qui doivent rester à température toute la fermentation et l'élevage), le pompage en irrigation pour les jeunes plants, l'éclairage et la mécanique de la cave. Taux d'autoconsommation estimé : 70 %. Économie directe : ~ 13 000 €/an. Surplus valorisé en batterie virtuelle ou contrat PPA avec un voisin : ~ 2 500 €/an supplémentaires. ROI projet : 6 à 7 ans contre 11 ans en injection totale.

Cas concret 2 — Arboriculteur Cabannes (13). Exploitation poiriers / abricots avec chambre froide 350 m² qui tourne 24/7 d'avril à octobre. Projet 70 kWc en toiture du hangar de tri. Consommation diurne du compresseur de la chambre froide : 220 kWh/jour, dont 130 kWh entre 9h et 17h. Taux d'autoconsommation projeté : 78 %. Économie : ~ 12 800 €/an. Le profil de consommation parfaitement aligné sur la courbe de production en fait l'un des meilleurs profils ROI du segment.

Cas concret 3 — PME mécanique La Ciotat. Atelier d'usinage 600 m², compresseurs, ponts élévateurs, machines à commande numérique, éclairage LED puissant. Consommation 90 000 kWh/an, dont 75 % entre 8h et 18h. Toiture exploitable 800 m², projet 90 kWc. Investissement environ 95 000 € HT après aides. Taux d'autoconso projeté : 80 %. Économies : ~ 16 000 €/an. ROI : 5,5 à 6 ans. Bonus : préparation à l'arrivée d'une flotte de véhicules électriques utilitaires d'ici 2028, qui captera une part supplémentaire de la production.

L'autoconsommation collective (ACC) ouvre un volet supplémentaire d'opportunités. Reprenons le cas du viticulteur de Bandol : son hangar 80 kWc dépasse ses propres besoins. Plutôt que de réduire la taille de l'installation, il peut monter une opération ACC avec trois exploitations agricoles voisines dans un rayon de 2 km (regroupement en personne morale organisatrice, le plus souvent une association loi 1901 ou une SAS). Chaque exploitation reçoit une quote-part de la production, déduite de sa propre facture. Les surplus restants sont valorisés en batterie virtuelle ou revente au prix S21. Le résultat : un projet 80 kWc rentabilisé par 4 utilisateurs au lieu d'un seul.

Sur un projet type 50 kWc avec autoconsommation à 70 % et un prix de l'électricité professionnelle autour de 22 c€/kWh (option HTA tarif jaune), le retour sur investissement se situe désormais autour de 6 à 7 ans. C'est sensiblement meilleur que le modèle injection totale qui plafonnait à 8-10 ans. La réforme S21, paradoxalement, améliore la rentabilité des projets bien dimensionnés sur ce segment.

💡 Bon à savoir — l'autoconsommation collectiveLa CRE recommande d'étendre le soutien aux opérations d'autoconsommation collective (ACC), même sans autoconsommation individuelle. Une piste à suivre pour les copropriétés, les zones d'activité et les projets de territoire en PACA.
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ADSolar en PACA depuis 2005

Installateur RGE QualiPV dans tout le Var (83), les Alpes-Maritimes (06) et les Bouches-du-Rhône (13).

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Notre conviction chez ADSolar

Nous installons des panneaux en Provence depuis 2005. Nous avons vu les tarifs de revente monter, puis descendre, et aujourd'hui s'effacer. À chaque fois, le même réflexe a protégé nos clients : concevoir l'installation pour le foyer ou l'entreprise, pas pour le réseau. La réforme S21 ne fait que valider cette approche.

Vingt ans d'observation du marché PACA nous ont appris à distinguer le bruit du signal. Le bruit, c'est l'oscillation tarifaire trimestrielle, l'évolution des primes, les coups d'accordéon réglementaires. Le signal, c'est la tendance lourde et structurelle : le prix de l'électricité achetée augmente continuellement, le coût des panneaux et des batteries baisse, les besoins électriques des foyers et des entreprises explosent (climatisation, véhicules électriques, pompes à chaleur, télétravail, recharges innombrables).

Comment les régulations ont oscillé ? Au début des années 2010, les tarifs d'achat à 60 c€/kWh faisaient du photovoltaïque un placement immobilier déguisé, avec des installations dimensionnées sur la surface de toit disponible et non sur la consommation. Le moratoire de 2010-2011 a tout remis à plat. Le système est passé en appels d'offres pour les grandes puissances et en arrêté tarifaire dégressif pour le résidentiel. La vente totale a structuré le segment 9-100 kWc pendant une décennie. L'autoconsommation avec prime, créée en 2017, a progressivement gagné les particuliers, puis les pros entre 2020 et 2025. La réforme S21 referme le chapitre vente totale et impose l'autoconsommation comme modèle dominant. Logique.

Le constant dans toute cette histoire, c'est que la rentabilité est sur l'usage, pas sur la subvention. Les clients qui ont gagné le plus depuis 2005 sont ceux qui ont calibré leur installation au plus près de leurs besoins réels et l'ont fait évoluer en même temps que leur foyer ou leur entreprise. Ceux qui ont eu des déconvenues, ce sont presque toujours ceux qui ont surdimensionné pour maximiser la revente au moment de la signature, et qui se sont retrouvés avec un projet inadapté quand le cadre tarifaire a évolué.

Notre vision pour la décennie qui s'ouvre : le solaire devient structurel. Pas une option, pas un placement, pas un effet de mode — une infrastructure énergétique de base au même titre que la chaudière, l'isolation et la ventilation d'un bâtiment. Face à la hausse continue du prix de l'électricité, face aux engagements climat de la France et de l'Europe (PPE3, plan REPowerEU, neutralité carbone 2050), face à l'électrification accélérée des usages (chauffage, mobilité, industrie), la question pour les particuliers et les entreprises de PACA ne sera plus « est-ce que j'installe du solaire » mais « comment j'optimise mon installation solaire ».

Notre rôle, en tant qu'entreprise familiale ancrée dans le Var, les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône depuis 2005, c'est d'accompagner ce passage. Diagnostiquer la consommation réelle. Dimensionner sur des hypothèses prudentes. Anticiper les évolutions du foyer ou de l'entreprise. Intégrer le stockage au bon moment, ni trop tôt ni trop tard. Et surtout, rester disponibles pour le suivi, parce qu'une installation solaire bien faite, c'est 20 à 30 ans de relation avec son installateur.

On a fait 6 kWc avec batterie virtuelle. Ma facture a chuté de 70 % dès la première année. Avec la fin de la prime, j'avoue que je me demandais si le calcul tenait toujours. Aujourd'hui je conseille les voisins de foncer.

JM

Jean-Marc R.

La Garde (83) · Installation 6 kWc + batterie virtuelle

Nos installations photovoltaïques en PACA

Prix indicatifs TTC après aides · Année 2026

PuissanceProfil idéalPrix indicatif
3 kWcPetit foyer, appointà partir de 6 500 €
6 kWc ★ RecommandéFoyer + véhicule électriqueà partir de 11 500 €
9 kWcGrande maison, 2 véhiculesà partir de 13 990 €
✅ Bonne nouvelleLa TVA à 5,5 % et la prime à l'autoconsommation actuelle sont encore disponibles pour les projets engagés avant l'entrée en vigueur du nouvel arrêté. Une fenêtre à saisir pour ceux qui hésitent encore.

Questions fréquentes

Sans la prime, le solaire est-il encore rentable pour un particulier ?+

Oui. La rentabilité vient surtout de l'autoconsommation : chaque kWh consommé chez vous économise ~25 c€, contre 1,1 c€ s'il était revendu. Avec un bon dimensionnement et du stockage, le retour sur investissement reste solide en PACA.

Pourquoi la batterie virtuelle devient-elle plus intéressante ?+

Parce que revendre le surplus ne rapporte plus que 1,1 c€/kWh. La batterie virtuelle stocke ce surplus et vous le restitue plus tard — jusqu'à 80 % de réduction de facture.

Faut-il une batterie physique ou virtuelle ?+

Cela dépend de votre consommation. La virtuelle valorise tout le surplus sans matériel ; la physique apporte l'autonomie réelle, y compris en cas de coupure. Souvent, la combinaison des deux est optimale.

Que faire pour un projet de 36 à 100 kWc ?+

Sortir du modèle de vente totale, dimensionner sur la consommation réelle, viser un taux d'autoconsommation élevé, intégrer du stockage et envisager l'autoconsommation collective.

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